Eglise de Montfaucon


MIRO En 1311 une paroisse dédiée à la Nativité Vierge Marie est fondée près du château de Montfaucon. De difficiles pourparlers débutent en 1743 pour la construction d’une église neuve à Montfaucon-les-Granges mais, à la suite de diverses mésententes, la première pierre de l’église n’est posée qu’en 1775. Celle-ci est terminée en 1785 sur les plans de l’architecte Louis Beuque. Fils d’un entrepreneur actif à Besançon au début du XVIIIe siècle, Louis Beuque signe en 1766 les plans de l’église Notre-Dame du chapitre de Murbach à Guebwiller. A Besançon, il est l’auteur du bel immeuble à loyer construit pour le Séminaire en 1773 (16 rue de la Préfecture). Dans le goût néoclassique qui prévaut sous Louis XVI, l’église de Montfaucon est une église halle à trois nefs voûtée d’arête dotée de doubleaux ornés de caissons. Elle est rythmée par seize colonnes doriques toscanes adossées aux murs. La façade, dotée d’un fronton curviligne est précédée d’un porche supporté par quatre colonnes doriques. Le clocher comtois est construit sur la gauche du choeur.
© Pascal Brunet, avril 2007


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Eglise de Saône


MIRO L’église est citée depuis 1179, elle est offerte en 1203 par l’archevêque de Besançon à l’abbaye de Buillon. En 1687, l’église nécessite des réparations. Une chapelle seigneuriale est construite en 1702. Différents travaux sont réalisés sous Louis XV grâce à la vente du quart des bois communaux puis de nouveau sous le Premier Empire. En 1853, l’architecte Baille renouvelle le décor intérieur et fait réaliser des stalles. Le nouveau pavage est livré par l’entreprise Martin de Casamène. En 1865, une tribune est construite pour accueillir l’orgue neuf (classés monument historique en 1980 et restaurés en 1982).
© Pascal Brunet, avril 2007 

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Besançon, Salle du Parlement


MIRO Palais de Justice, rue Hugues Sambin

A la suite de la seconde conquête de la Franche-Comté par Louis XIV (1674), Besançon remplace Dole comme capitale de la nouvelle province française (1676).
Le Parlement y est ainsi transféré et installé dans une partie de l’Hôtel de Ville, derrière la façade édifiée par Hugues Sambin entre 1582 et 1587.
En 1734 on décide de faire des travaux d’agrandissement qui sont achevés en 1746 et confiés à l’architecte Bisontin Jean-Pierre Galezot remplacé ensuite par l’ingénieur Querret.
La grande salle d’audience du Parlement est abondamment éclairée par de grandes baies cintrées ouvertes sur les longs côtés. Cette grande pièce est ornée de magnifiques boiseries de style rocaille en chêne à la capucine. Les murs sont rythmés par des pilastres ioniques et des panneaux allégoriques autour de la Justice et de la guerre. Le bas-relief principal présente « Louis XIV donnant la main à la Franche-Comté et lui apportant la Justice ».
De grands travaux de restauration sont effectués sous le second Empire et la troisième République par l’architecte Alfred Ducat qui met notamment en place un nouveau plafond peint par Gervex et intitulé : « La ville de Besançon entourée de ses bannières reçoit les membres du Parlement de Franche-Comté tandis que la Force et le Courage militaire chassent les derniers aigles des Habsbourg ».
© Pascal Brunet, avril 2007

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Besançon, Grand Kursaal


MIRO Place du Théâtre, Besançon

A partir de 1890, Besançon se dote d’un ensemble thermal comprenant des bains, une salle de spectacle, un casino, un restaurant et un hôtel.
Dans ce contexte de développement thermal et touristique, madame Pellegrin, veuve du gérant du Casino du jardin, populaire café-concert des années 1880, décide, en 1892 et 1893, d’acquérir le terrain de son établissement, de le faire raser et de le remplacer par une construction neuve destinée à accueillir une brasserie et un cirque : le Kursaal, achevé en décembre 1893.
« Ce mot, venu de l’allemand, signifie littéralement salle de cure et, par extension, lieu de distraction des curistes dans une ville d’eau. Le terme a été très en vogue à la fin du XIXe siècle dans l’Est de la France, en Suisse, en Allemagne et Italie du Nord. » (Moniteur des travaux publics, 1982)
La grande salle de concerts et de spectacle divers comme le cirque est surmontée d’une coupole sur un tambour polygonal percé de baies et décoré de personnages et accessoires de cirque mêlés à des masques grotesques et à des motifs antiquisants, œuvre du Lyonnais L. Bardey. En février 1895, madame Pellegrin n’arrivant pas à rembourser les intérêts annuels de ses emprunts, les bâtiments sont saisis et vendus à la ville de Besançon.
Le Kursaal a été restauré une première fois en 1953 puis de nouveau entre 1979 et 1982.
© Pascal Brunet, avril 2007 

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Chapelle Notre-Dame du Refuge


MIRO Rue de l'Orme de Chamars à Besançon, à côté de l'Hôpital Saint Jacques
A la suite de la seconde conquête de Besançon par Louis XIV (1674), l’archevêque créa dans la ville une institution destinée à faire rentrer dans le droit chemin les « brebis égarées », pour « donner une retraite aux femmes et filles qui sont dans la résolution d’abandonner la vie licencieuse et impudique dans lesquelles elles ont vécu du passé et même celles qui sont dans le danger de perdre leur pudicité ».
Le monastère fut construit sur les plans de l’architecte Aillet dès 1709 et chapelle sur ceux de Nicolas Nicole à partir de 1739. Cette magnifique chapelle de plan centré n’est pas sans rappeler l’actuel Institut (Louis Le Vau, Paris, 1662) ou la Trinité de Salzbourg (Fischer von Erlach, 1707). Les statues des Evangélistes sont l’œuvre du comtois Michel Devosge (1763) et les toiles sont de Nicolas Jollain. Une grande partie des décors intérieurs récemment restaurés ne datent que du Second Empire, les tonalités de faux marbres originels étant blancs et gris.
© et crédit photo Pascal Brunet

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Cour du Palais Granvelle


MIRO 96 Grande Rue, Besançon

Palais Granvelle :
Il fut élevé de 1534 à 1540 pour Nicolas Perrenot de Granvelle, premier conseiller d'Etat et garde des sceaux de l'empereur Charles Quint. Des recherches récentes permettraient aujour­d'hui d'en attribuer les plans à l'architecte flamand van Oyen, dont le fils Jacques termina et décora l'édifice. Les Granvelle rassemblèrent dans cette demeure de magnifiques collections de tableaux, d'an­tiques et de livres qui furent dispersées au XVIIe siècle et dont une partie forme aujourd'hui le fonds primitif de la bibliothèque municipale et du musée des Beaux-Arts. Devenu l'hôtel du gouverneur de la pro­vince après la conquête française, le palais fut affecté pendant trois jours, en 1683, au logement du roi Louis XIV. C'est l'un des gouverneurs, le duc de Tallard, qui ouvrit le jardin aux Bisontins dans la première moitié du XVIIIe siècle (voir à Promenade Granvelle) et qui installa le théâtre dans les bâtiments en 1740, puis l'académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts en 1752. Le palais Granvelle fut ensuite vendu comme bien national pendant la Révolution, racheté par la ville en 1864 et converti en musée d'histoire de la Franche-Comté après la dernière guerre.
La grande façade du palais sur la rue est divisée en cinq travées verticales que recoupent horizontale­ment des moulures. E1Ie est encore redevable au style de la première Renaissance, italianisant, léger, fantaisiste et influencé par le moyen âge: c'est le cas par exemple du décor du rez-de-chaussée ou de l'exubérance gothique des lucarnes. Le classicisme de la seconde Renaissance apparaît toutefois dans l'utili­sation des colonnes superposées aux ordres divers, ou dans le ressaut que dessinent les moulures horizontales au droit de ces colonnes. En retour sur la rue de la Préfecture, le mur de pignon s'orne de pas-de-moi­neau dans le goût flamand.
On remarquera sur la partie droite de la façade, au rez-de-chaussée, la date du début des travaux, 1534, et la devise de N. Perrenot de Granvelle : « Sic visum superis » (Ainsi l'ont voulu les dieux). Le portail est sommé d'un cartouche où figurèrent jusqu'à la Révolution les armes de Granvelle: au-­dessus de l'écu se voyait l'aigle impériale à deux têtes, dont les ailes éployées se devinent encore dans la pierre. Un passage voûté d'arête donne accès à la cour du palais, grand quadrilatère bordé d'arcades en anse de panier reposant sur des colonnes toscanes. Au centre se dressait une fontaine qu'une sirène de bronze, attribuée au meilleur sculpteur comtois de la Renaissance, Claude Lullier, alimentait alors en eau. Cette petite statue s'appuyait à une colonnette qui servait de support à une antique représentant Jupiter (aujourd'hui au Louvre). Si la fontaine n'existe plus, nous conservons toujours à Besançon la sirène de Lullier, dans la fontaine du XVIIIe siècle où elle fut remployée. Au­-dessus du premier étage des bâtiments, se développait sur les quatre côtés de la cour une galerie ouverte dont les petites colonnes recevaient un toit orné de lucarnes, de cheminées et de tuiles vernissées de couleur. On pourra lire sur les pilastres qui rythment ce premier étage la date de 1540 (fin des travaux de la cour), la devise de N. de Granvelle, déjà citée: Sic visum superis, et, semble-t-il, le monogramme de Jacques van Oyen (I.O.A.: (J) acques van (0) yen, (A) rchitecteur).
Dans l'aile sud s'ouvre le vestibule; il est occupé par un escalier d'honneur à volées droites, parallèles et palier droit, nouveauté pour l'époque, qui conduit aux anciens appartements de l'étage (musée histori­que). Il faut les imaginer tels qu'ils étaient autrefois, avec leurs carreaux de couleur sur le sol, leurs plafond peints, les petits verres à plomb de leurs fenêtres ; il faut, par la pensée, orner ces pièces des meubles, des tapisseries, des tableaux, des sculptures, des massacres qu'on y voyait. La galerie du premier étage, qui se développe dans les quatre ailes, a conservé quelques éléments du décor primitif, mé­daillons de marbre rouge jaspé où se détache un profil d'empereur romain en marbre blanc.

© L.Estavoyer, J.P. Gavignet, Besançon, ses rues ses maisons, guide historique et artistique, éd. Cêtre, Besançon 1892

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Eglise Saint-Maurice, Besançon


MIRO 121 Grande Rue

Face au palais Granvelle (actuel Musée du Temps), cette église est assez originale avec sa façade de style jésuite surmontée d'un carillon.
L'intérieur, plus ancien, est aussi d'un style plus classique. On y remarquera essentiellement un maître-autel en bois doré du XVIIIème siècle

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Eglise Sainte-Madeleine, Besançon


6 rue de la Madeleine, Besançon

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Musée des Beaux-Arts, Besançon


1, place de la Révolution, Besançon

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Théâtre Musical , Besançon


49, rue Mégevand, Besançon

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Atelier Le Bois de Lutherie, Fertans


rue de la scierie, Fertans, 25330 Amancey
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Atelier de Charles Belle, peintre


15 Grande rue, 25 Tallenay - à côté de l'église - parking conseillé à la mairie à 100 m

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site internet :www.charlesbelle.com



Robin Davies